BELLEDONNE, INSTA BALADE

Les Ferices & Le passage des chamois

26 juillet 2015

Une randonnée qui devient ambitieuse au fil des pas : un lac et pourquoi pas deux ?

Temps : beau temps
Lieu : Les Férices, Savoie
Température : c’est la canicule !
Trajet : Départ de Saint Hugon, Karma-Ling

Petit topo :
Carte IGN : IGN TOP25 3433 OT Allevard.
Départ : 6hOO à 770 m / 9h00 : Refuge des Férices : 1920 m / Passage des chamois sous le Pic du Frêne : 2438 m / Lac des Férices à 12h45 : 2070 m / Retour à la voiture : 16h10
D+ : 1668m / Distance parcourue : 20 km

« Mais t’es pas là, mais t’es où ? Mais t’es où ? (pas là…) »
(Pas là, Vianney)

Le réveil sonne encore à 5h ce samedi matin. La tête un peu dans du coton, on reste « tout fou » (ou pas) à l’idée d’aller aux Férices (ce qui ne fait pas rêver dans cette rando qu’on a déjà faite l’an passé, c’est la piste forestière pour débuter : une heure de marche sans grande fougue, en longeant le Bens).

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Mais cette année c’était un peu différent : au lieu de passer à droite du torrent en montant (côté Isère) et de trouver la piste vraiment longue longue longue, on est passés à gauche (côté Savoie), et c’était juste « long » (surtout le retour).

On a quand même eu le plaisir de rencontrer deux biches : Nice to meet you !

Au bout d’une bonne heure de marche, et avec déjà l’envie de changer de tee-shirt, on attaque véritablement la montée des Férices.

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En fait, on pourrait découper la rando en trois étapes (schématiquement) :

  1. La piste forestière,
  2. La traversée d’un ancien alpage avec un sentier superbement entretenu (la débroussailleuse était passée et c’était juste top, ça évitait de se noyer sous un mètre d’herbes hautes),
  3. Un chemin tout sec assez étroit, à découvert, sans arbres.

L’étape deux est sympathique et variée : un peu sous les arbres, un peu de traversée de ruisseaux, un peu de cascades par ci par là.

On fait une pause au chalet de Pré Nouveau (1400m) pour manger un petit biscuit (un gros fondant au chocolat en fait huuum) : d’ici on aperçoit un nouveau chemin qui descend en direction d’un pont en bois qui permet de rejoindre le Collet d’Allevard.

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En débutant l’étape trois, on se dit qu’on est bientôt au bout, ça y’est « it is in the pocket ». Effectivement, le chemin se fait bien et on entend au loin des sifflements de marmottes : cool !

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En arrivant, c’est bien entendu la cheminée du refuge des Férices que nous distinguons en premier. Etrangement, le refuge nous paraît plus petit cette fois-ci (l’an passé, c’était au mois de juin et il y avait encore pas mal de neige).

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Quelques photos, quelques « youpi » et « oh c’est beau » et on décide d’avancer dans le pierrier pour aller voir le lac. Ca c’est drôlement rigolo, c’est joueur « oup je saute, oup je perds l’équilibre, oup je continue de sauter comme une biquette, oup quoi ».

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Et oup d’un coup, on voit une tâche bleue au loin, c’est le lac : qu’est ce qu’il a rétréci depuis l’année dernière ! La remarque que l’on s’est faite c’est qu’il est délicat de tomber au bon moment pour ce lac : l’an passé (mi-juin) il y avait encore de la neige, cette année (petit mi-juillet + canicule), presque plus d’eau.

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On décide d’attendre un peu dans le pierrier pour que le soleil vienne éclairer le lac : le soleil se faisant désirer, on décidera de repartir. En revanche on aura eu le temps de manger du cake au chèvre et de voir une marmotte !

C’est maintenant qu’arrive l’idée du siècle : et si on allait au Lac Noir ? (lac que l’on a vu marqué sur la carte et qui ne semble pas bien loin : 100 m de D+)

Allez on y va, peut être y aura-t-il plus d’eau que dans le Lac des Férices ?

Zou tralala, un bon moment dans le pierrier à sauter allégrement de pierre en pierre puis une belle montée se dessine devant nous avec des cailloux type éboulement : là c’est un peu moins drôle, on est en plein soleil et il fait tiède. Même pas peur, nous on veut aller au Lac Noir !

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Première halte : on arrive en haut de la pente où l’on pensait que le lac noir se cachait, et déception : rien, un tas de neige ! Petit pause : mission pour aller voir si le lac ne se cache pas un peu plus à gauche : que nenni !

Donc on tourne la tête et on voit une autre grande montée qui semble juste terrible : on est sûr que le lac se cache derrière. On vote : résultat, on monte. Sur la droite, c’est le « passage des chamois » avec une vue sur le Maurienne depuis le sommet.

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Alors là, ce fut dur (« dur » n’étant pas assez fort pour caractériser notre montée) : ça glisse avec tous ces petits cailloux ; donc dès qu’on fait un pas on redescend d’un demi pas, et puis alors c’est raidos !

Là le moral commence à flancher « roh on n’est pas des tatas, on monte ouais ». Résultat : le lac n’est pas en haut … Il n’y a que de grandes étendues de neige. Les plus de 1600m de D+ se font ressentir dans les pattes. Par contre, on a vu deux chamois, sympa.

C’est l’heure de redescendre, petite frustration quand même, mais finalement celle-ci est vite oubliée quand 1h30 (quasiment) plus tard nous nous retrouvons devant le Lac des Férices.

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Petit casse croûte et là bien sûr l’envie nous prend de nous baigner (à nos risques et périls…). L’eau est gelée, ça fait mal de partout mais on se jette dedans juste pour marquer le coup et se rafraichir ! ça crie dans tous les sens « aaaaah, bip bip (vilain mot pas beau), aaah, uuuuh, ohhhh ». La Go pro fait sa première plongée sous marine et elle aime ça !

Le lac est beau, le lac est pur et le lac n’est pas si petit que ça.

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Le bon plan Instapades : prévoir son maillot de bain pour éviter de se baigner en sous-vêtements et que ça pique dans tous les sens après en remettant les vêtements de rando. Je dirais bien prévoir ses « Méduse » aussi !! « Le songeur » surveille les baignades dans le lac et le fond de la vallée (à vous de jouer : où se cache le profil d’une tête sur la photo ci-dessous ?)

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Après ce petit intermède, descente.

1ère étape : facile
2ème étape : facile (une petite frayeur avec une vipère qui barre le passage)
3ème étape : long : on ne voit pas le bout de la piste forestière ! les 10 heures de rando se font sentir, ainsi que la 20aine de km.

On a envie de faire des caprices à chaque virage qui ne nous permet pas de voir le parking !

16H10 : le parking ! Hourra !

Verdict final pour le Lac Noir après expédition sur Google Map : il est asséché et était plus à gauche, là où on avait tenté une première mission après la grande montée !

En montagne, la sagesse est de rigueur.

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